Parfois, il est nécessaire de dévitaliser une souche. Découvrez les différentes techniques naturelles ou chimique.

Qu’est ce que dévitaliser ?

Dévitaliser une souche est une technique permettant d’accélérer la décomposition d’une souche.
La souche étant le restant d’un arbre abattu, ce qui veut dire la partie basse de son tronc et son système racinaire.

Elle est utile pour des feuillus – exceptionnellement l’if et inutile pour les conifères et résineux qui à maturité ne repousse plus de sa souche.

Pour enlever une souche, il existe différentes solutions (dessouchage par voie mécanique, arrachage, …).

La dévitalisation est la technique qui devrait être choisi en dernier recours, le mieux est de toujours laisser la nature s’en occuper !

Avant toute action, certaines questions doivent être posées :

La souche peut elle rester ou doit elle vraiment disparaitre ?

Une souche a très peu de chance de repartir et de redevenir un arbre, donc une question primaire est de se demander si elle peut rester.

Si elle reste sans entretien, elle pourra devenir un aliment pour le biosystème de la faune (insecte) et pour les champignons.
Si vous l’entretenez (pose de verni), vous pourrez la transformer en banc / table / support par exemple.

Sans entretien, peut-il repousser ?

Oui, il peut … après plusieurs années.
En attendant vous avez le temps de le voir venir et de ne pas le laisser faire.
Il n’est pas conseillé non-plus de le laisser repousser car la souche de base étant affaibli, s’il repousse il sera plus faible.

Des rejets peuvent apparaitre à côté de la souche ?

Oui, à vous de voir si vous avez envie que ça repousse sinon il suffira de les couper avant qu’ils deviennent conséquent.

 

L’action de base d’une dévitalisation :

Après avoir couper la souche, faites des trous à quelques centimètre de l’écorce, tout le long.
Les trous sont effectués avec une mèche à bois et une perceuse.
Elles ont une profondeur de +- 20 cm

L’importance de cette technique est d’attaquer son réseau d’alimentation afin qu’il conduise de lui-même la substance qui conduira sa perte.
Il est donc inutile de faire des trous en son centre car contrairement à ce que l’on peut croire la sève ne se déplace pas dans les couches centrales.
C’est sadique donc âme sensible, s’abstenir.

Pour ceux qui après avoir abattu l’arbre ne veut pas plus faire de mal mais aimerait tout de même que la souche disparaisse et cela sans se préoccuper du temps que ça mettra.
Coupez la souche au plus près du sol et recouvrez là d’une bonne couche de terre ou d’une bâche opaque noire, l’accessibilité de la faune et des champignons se trouvent agrandie et la souche pourrira naturellement (peut aller jusqu’à une dizaine d’année).

Combien de temps avez-vous ?

Les solutions naturelles :

  • dévitalisation climatique :

    Elle demande des trous assez large pour qu’elles se remplissent d’eau de pluie (par ex des mèches de 18mm).
    L’action de l’infiltration d’eau favorisant le pourrissement et l’affaiblissement de la structure interne lorsqu’il y aura du gel seront suffisant pour empêcher la souche de se guérir.
    Comptez 3-4 ans.

  • dévitalisation à l’ail :

    A faire en fin d’été, lorsque la sève va descendre dans les racines.
    Placer une gousse d’ail dans chaque trou et rebouchez avec de la terre argileuse.
    En germant la gousse libérera une substance toxique, véhiculée par la sève elle ira jusqu’au bout de son système racinaire.
    Comptez 2-4 ans.

  • dévitalisation par le feu :

    C’est une technique interdite en ville, uniquement si vous êtes dans une zone rurale, qu’il fait temps sec en été, qu’il n’y a aucun bâtiment à côté et que votre commune le permet.
    Placer feuilles et brindilles sur la souche et mettez y du feu.
    A surveiller de près avec un arrosoir à la main.

 

La solution chimique :

  • dévitalisation au produit  :

    C’est une action à renouveler tous les mois.
    Grâce à un entonnoir, placez du vinaigre d’alcool / chlorate de soude / sulfate d’ammonium (sel d’Epsom)…  dans les trous et recouvrez de terre argileuse, surveillez et répétez jusqu’à épuisement de l’arbre.
    Comptez 1-2 ans.

  • dévitalisation au produit toxique :

    Insérez via une seringue le produit phyto dans les trous.
    Faites attention à ne pas en verser à côté, chaque goutte tuera la vie où il se posera.
    La décomposition est significative, il n’est pratiquement plus nécessaire de revenir pour faire l’arrachage.
    Comptez quelques mois.

Exemple de cas :

 

L’arbre avait poussé entre un bâtiment et le mur mitoyen.
Afin de trouver de la lumière il poussait contre le mur et le fragilisait, le mur risquait de tomber.
Il n’y avait aucun accès direct, il fallait passer par le mur mitoyen.
Il aurait été très difficile de faire passer une machine et de la manier.

Afin d’éviter que les troncs fassent plus de dommage, l’élagage a été effectué avec rétention.

 

Et après ?

La souche privée de sa capacité de se régénérer, perd la possibilité de garder son système rhizomatique en action.
Car ce qui retient un arbre n’est pas ses racines principales mais bien ses micro-racines, pratiquement invisible à l’oeil nu humain.
Ce système disparaissant, il devient alors plus facile d’arracher la souche.

Pour éviter l’arrache de la souche après dévitalisation, il faut utiliser soit la dévitalisation par le feu ou par le produit toxique.

 

Conclusion :

Au vu de la législation, il est probable que la solution phyto n’est accessible qu’aux professionnels ayant une phyto-licence.
Demandez à votre jardinier s’il en a une afin de vous assurez qu’il sache manipuler le produit de manière responsable.

Par contre, la dévitalisation naturelle et au produit sont accessibles à tous, si vous avez le temps, faites votre choix.

La dévitalisation n’est pas instantanée (sauf par le feu), si le temps vous manque, une rogneuse est la solution mécanique la plus rapide.
Vous pouvez la louer ou faire appel à un professionnel du jardinage.
Vient ensuite l’attaque à la hache ou l’arrachage avec une poulie sur trépied.

 

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Garder le cap de Plaisir Vert en tant qu’entreprise utile qui démystifie le jardinage et qui permet que chacun profite de son espace vert est une priorité pour moi.

C’est toujours avec émerveillement que je découvre les enseignements du secteur vert où je m’empresse de les partager.

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Ce qui permet de fortement m’occuper dans la gestion de Plaisir Vert alors que je viens du secteur visuel.